5 courts métrages dans Ste-Cécile

Photo: Olivier Croteau

Cinq courts métrages qui se passent à Trois-Rivières. Dans Ste-Cécile en fait. « C’est un quartier à mi-chemin entre Hochelaga et St-Rock. »

La petite équipe du projet Ste-Cécile a travaillé tout l’été pour remplir la commande du fond TV5. Ils avaient 15 000$ pour réaliser les 5 capsules. Bien sûr, ils ont mis beaucoup d’heures de bénévolat pour en arriver à ce résultat. Visuellement ça frappe. Le traitement saute aux yeux dès les premières secondes.

Ensuite, on se met à écouter les textes signés Alexandre Dostie, un excellent narrateur de ruelle. De la poésie nette, frette, sec. On finit par entendre le mixage sonore qui donne vie aux films. C’est dans ce genre de détails qu’on apprécie la qualité de l’ensemble du projet.

Après la première écoute, ma critique visait le message des capsules. On présente des personnages troublés, pauvres, étranges. Il s’agit souvent des préjugés qu’on a à propos de Ste-Cécile. Par contre, pour y habiter, je trouve que c’est un quartier de diversité. Il y a une tonne d’étudiants et d’artistes qui habitent les loyers du quartier car ils sont moins chers qu’ailleurs. Il y a aussi des jeunes professionnels, des familles, des retraités. De plus en plus d’immigrants, vous devriez voir la rangée des produits importés du Super C sur St-Maurice… Mais presque rien de tout ça dans les capsules. Des personnages brisés, un peu pathétiques.

Toutefois, après avoir mijoter un peu l’affaire. Je crois que le propos des capsules, c’est aussi les capsules elles-mêmes. Ceux qui les ont faits sont des jeunes artistes habitants Ste-Cécile (ou en périphérie). On les sent, créatifs, ambitieux, touchants, innovateurs. C’est comme s’ils étaient, dans une certaine mesure, le sous texte de ces films. À l’image du quartier, l’équipe de tournage est un peu marginale, et brille par son intensité. C’est grâce à ce sous-texte, qu’on évite de tomber dans la série noire.

Finalement, les lieux sont aussi un personnage central dans plusieurs de ces capsules. Les rues, ruelles, rôtisseries, appartements, racontent quelque chose. De plus, c’est très intéressant de pouvoir voir ces lieux banals qu’on parcourt chaque jour sans s’en rendre vraiment compte, être soudain mises en scène et portés à l’écran. À Trois-Rivières, ce ne sont pas des images qu’on montre souvent. L’équipe de Ste-Cécile n’a pas cherché à présenter le quartier sous un autre jour. Les lieux sont tels qu’ils sont, comme les personnages qui les habitent. Et au final, on les trouve beaux.

Félicitation à tout ceux qui ont pris part au projet, notamment, David Leblanc, Alexandre Dostie, Benoît Paillé et Pierre Brouillette Hamelin.

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