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Un jeune autiste nous en apprend sur le court métrage

Le 2 avril dernier, c’était la journée des autistes. Plusieurs messages et vidéos ont circulé dont celui-ci, très touchant :

J’ai adoré ce court vidéo. Et à force d’y penser, je me rends compte qu’il est assez bien construit scénaristiquement.

D’abord, on comprend immédiatement l’univers dans lequel se déroule le film : on est dans un stade de baseball au moment de chanter l’hymne national.

Personnage principal : Le jeune autiste – il s’agit d’une victime non méritante qui est appelée à se surpasser. En somme, nous avons la recette d’un personnage très attachant.

Quête : Elle est simple et claire – il doit chanter l’hymne national au complet.

S’il avait à réaliser cette quête seul dans sa chambre, ce ne serait pas un aussi grand film, car il manquerait un enjeu puissant.

L’enjeu : Il doit chanter devant une foule de 20 000. Il ne peut pas reculer. S’il échoue, il vivra une honte énorme. Réussir sa quête constitue une question vitale pour lui.

Comment se déroule l’histoire :

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Making of de Tu es parfait-e !

Tu es parfait-e 1

Crédit: Frédéric Faddoul

Il y a un danger avec les films qui ont un message social, dans le cas du concours L’égalité à l’œuvre lancé par le Secrétariat à la condition féminine, c’est de faire des films plats et convenus. En effet, comment susciter des émotions réelles tout en abordant de front (en 4 minutes) la problématique de la diversité corporelle des jeunes dans les médias ?

Dès le départ, nous avons pris la décision de travailler dans un style documentaire avec des participants qui n’ont aucun texte à réciter. Cette approche est risquée parce qu’on ne contrôle pas ce qui va se passer ou ce que vont dire nos participants. En revanche, cela nous connecte sur l’émotion vécue à l’écran.

Tu es parfait-e 2

Crédit: Frédéric Faddoul

Le scénario a été écrit de manière à susciter de la confrontation. Les parents sont d’abord confrontés aux collages réalisés par les jeunes. Ensuite, ce sont les jeunes qui sont confrontés au message de leurs parents. Cette dynamique fait progresser le propos et l’émotion tout au long du film.

Au niveau du tournage c’était une première pour nous de tourner avec autant de jeunes âgés entre 9 et 13 ans sans leurs parents. Toutefois, Emanuel St-Pierre (le réalisateur) avoue avoir apprécié grandement l’expérience : «  J’ai été surpris à quel point il était facile de travailler avec ce groupe d’âge. Ils sont suffisamment matures pour être autonomes et suffisamment jeunes pour être spontanés et authentiques. »

« Un de nos défis majeurs », raconte Cindy Turmel la comédienne qui faisait parler les jeunes, « c’est de poser les bonnes questions ». En effet, plusieurs questions préparées à l’avance se sont révélées inefficaces et il a fallu improviser sur place pour réussir à aller chercher le contenu dont on avait besoin pour faire notre film.

Tu es parfait-e 3

Crédit: Frédéric Faddoul

Arrive le temps du montage, Emanuel explique qu’au départ l’intention était de faire quelque chose de plus caméra-vérité avec une esthétique crue et sobre (quelques notes discrètes de piano en arrière-plan pour appuyer, mais c’est tout) : « Mais on s’est rapidement dit que les jeunes de 9 à 13 ans allaient détester ça ! En fait, je me suis demandé ce que moi-même je pensais de ce genre de vidéo lorsque j’étais pré-ado et on a choisi de le faire tout autrement, haha ! On a écouté la musique que les jeunes écoutent réellement et on s’est fié à ce dynamisme pour notre montage. Bref, on a évité tout au long du processus de tomber dans le piège de sous-estimer l’intelligence des jeunes pour livrer une œuvre à leur hauteur. »

Il est possible de voter pour notre film jusqu’au 24 mars à minuit sur le site de Vrak.tv

Tu es parfait-e 4

Crédit: Frédéric Faddoul

Regards sur le Honduras

J’ai eu la chance de travailler au Honduras au cours des derniers mois. C’est une expérience enrichissante, mais un travail souvent compliqué pour des raisons de sécurité dans la zone dans laquelle nous intervenons. Avec Marie-Élaine, nous avons tenu un carnet de voyage sous forme de blogue pour rendre compte de nos expériences. Nous avons essayé de faire passer l’émotion, l’ambiance, les réflexions que nous avions. Il en résulte une vingtaine de courts textes imparfaits que nous partageons sur le blogue :

Le Honduras vu par deux gringos : par Marie-Élaine Laroche et Alexandre Gauthier (2011-2012)

Bonus: Trois cours vidéos de 3 minutes : Steven le taxi, Rencontre des jeunes communicateurs d’Amérique centrale et la crèche de noël.

Réalisateur et scénariste : Alexandre Gauthier 2012, San Lorenzo, Honduras.

5 courts métrages dans Ste-Cécile

Photo: Olivier Croteau

Cinq courts métrages qui se passent à Trois-Rivières. Dans Ste-Cécile en fait. « C’est un quartier à mi-chemin entre Hochelaga et St-Rock. »

La petite équipe du projet Ste-Cécile a travaillé tout l’été pour remplir la commande du fond TV5. Ils avaient 15 000$ pour réaliser les 5 capsules. Bien sûr, ils ont mis beaucoup d’heures de bénévolat pour en arriver à ce résultat. Visuellement ça frappe. Le traitement saute aux yeux dès les premières secondes.

Ensuite, on se met à écouter les textes signés Alexandre Dostie, un excellent narrateur de ruelle. De la poésie nette, frette, sec. On finit par entendre le mixage sonore qui donne vie aux films. C’est dans ce genre de détails qu’on apprécie la qualité de l’ensemble du projet.

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